Lémovices

Cité

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Titre Bilan
Ahun

Il s'agit sans doute de l'une des plus importantes agglomérations de la cité des Lémovices. Si beaucoup d'éléments funéraires ou architecturaux sont en remploi dans le bourg et fournissent un aspect de la monumentalisation du site, ils apportent peu d'informations sur la morphologie. Différents espaces (funéraires, thermaux, habitats) se dessinent sans pour autant fournir une riche information sur la structuration de l'agglomération, la densité de l'occupation et l'urbanisation de cette dernière. Il ne fait cependant pas de doutes qu'une agglomération est installée à cet important carrefour routier et l'on peut la classer au rang de fiabilité 2 des agglomérations avérées.

Ambrugeat

Une reprise de l'étude du secteur du Chambon / Séchemaille (nécropole, habitat ?) serait nécessaire afin d'éclairer le type d'occupation auquel se rattache cette importante nécropole. Les données sont, en effet, actuellement insuffisantes pour attester la présence d'un habitat groupé uniquement à partir de la présence d'une nécropole relativement développée (cinquantaine d'incinérations). Il semble plus prudent de proposer de classer ce site au rang de fiabilité 0 des sites rejetés même si l'on pourrait le rapprocher d'une série de sites de vastes nécropoles présentes en territoire lémovice dont on ne connait pas l'environnement archéologique précis. Une autre hypothèse peut être proposée, celle d'A. Ferdière (Les campagnes en Gaule romaine, page 262) qui signale l'existence en Gaule de nécropoles communes à plusieurs habitats ruraux. Enfin, V. Serrat a pu confirmer la présence de tegulae et de moellons (?) à Séchemaille sur un petit plateau pouvant correspondre à un petit habitat (information orale, à paraître).

Argentat
Berneuil
Bersac-sur-Rivalier
Bessines-sur-Gartempe
Blond

Les nombreuses découvertes, sur une importante superficie dans le Bois de la Tourette, et l'exploitation minière intensive de la zone attestent d'une implantation humaine fortement structurée et organisée. Il s'agit certainement d'un habitat groupé dont nous ne percevons actuellement que ponctuellement son organisation et son importance dans les activités d'extraction minière. Il ne fait que peu de doute sur le fait que ce site puisse correspondre à une agglomération (2 - habitat groupé avéré) qui connaît une pérennité de son occupation (avec un déplacement ?) à la période mérovingienne.

Cependant, il faut bien noter que nous ne possédons actuellement aucun plan d'ensemble des vestiges même si le levé LiDAR mené en 2017 commence à faire apparaître l'extension précise de l'agglomération. Il reste encore beaucoup de questions concernant la morphologie de l'agglomération et les activités complémentaires qui pouvaient prendre place aux côtés de l'exploitation minière.

Les sondages menés en 2018 confirment l'occupation antique et la présence de bâtiments de construction soignée et confortable (maçonnerie en béton, béton de tuileau, hypocauste). Cependant, les sondages ont aussi montré un très fort remaniement du site en raison d'importantes campagnes de fouilles clandestines dans les années 1960-1970 pour lesquelles nous ne disposons d'aucune archive. L'état du site, pour la partie habitat, rend difficile d'envisager une prolongation des travaux de terrain. Seul une ouverture systématique à la pelle mécanique des amas de blocs et de TCA pourrait éventuellement conduire à localiser des constructions encore partiellement conservées mais actuellement invisibles. Des travaux devraient cependant être conduits par B. Cauuet sur les chantiers miniers qui apparaissent, en surface, mieux conservés.

Brive-la-Gaillarde
Chassenon
Château-Chervix
Châteauponsac
Crozant
Darnac

L'hypothèse d'un habitat groupé sur cette commune est avancée par J. Perrier en 1989 à partir de la monnaie qui attesterait un vicus mérovingien et qui, pour l'auteur, pourrait être d'origine antique (CAG 87 : 71).

L'attestation d'un vicus mérovingien par la découverte d'une monnaie reste hypothétique et l'attribution de son origine à l'Antiquité l'est encore plus, d'autant qu'aucune découverte n'est enregistrée ni dans Patriarche, ni dans la CAG, ni dans aucune référence bibliographique consultée.

Egleton
Evaux-les-Bains
Gouzon
Guéret

Les découvertes, malgré leur richesse, ne sont pas suffisantes pour attester d'une agglomération. Il est certain qu'une occupation dense dans le secteur de Guéret soit envisageable, celle-ci semble ancienne et structurée (oppidum), malheureusement les découvertes restent trop faibles pour permettre une caractérisation correcte. Si l'on peut espérer que le développement de l'archéologie préventive apporte de nouvelles données exploitables, il reste difficile actuellement de maintenir la proposition d'une agglomération sur cette commune. De fait, il est préférable de classer ce site au rang de fiabilité 0 des sites rejetés.

En 1984, D. Dussot proposait différentes interprétation dont celle d'un relais routier sur la voie Ahun-Bridiers. Il émettait cependant un doute en raison de la faible superficie des vestiges : 20 m².

La Souterraine

Même s'il est encore difficile de bien appréhender la morphologie de l'agglomération et la densité de l'occupation, il ne fait aucun doute qu'une ville antique soit présente à Bridiers. Les quelques fouilles menées et les différentes découvertes dans le bois montrent une intense occupation structurée du Ier au IIIe siècle. Il s'agit, malgré tout, sans doute, de l'une des agglomérations les mieux connues de la cité des Lémovices, qui, de fait, est classée au rang de fiabilité 2 des agglomérations avérées.

Tableau d'équivalence des numéros de structure :

Id. Vicus De Beaufort Janicaud Flécher Beausoleil Interprétation
Ancienne route de Guéret 23 1   21 Citerne
  14 6   15 Bâtiment / espace public
  11 2   4 Place
Cultuel LASOUT-1 10 4   3 Lieu de culte
Cultuel LASOUT-2   5   20 Lieu de culte
Cultuel LASOUT-3   NULL     Lieu de culte
Nécropole LASOUT-1         Nécropole
Nécropole LASOUT-2 17 C1   9 Nécropole
Nécropole LASOUT-3 15 C3   7 à 24 Nécropole
Nécropole LASOUT-4 19 C4   2 Nécropole
Nécropole LASOUT-5 5     27 Nécropole
Nécropole LASOUT-6         Elément funéraire (UP70)
Nécropole LASOUT-7         Elément funéraire (2011)
Nécropole LASOUT-8         Pb localisation = LASOUT-2 ?
Nécropole LASOUT-9 21 C2   12 Nécropole
Nécropole LASOUT-10 9 C5     Nécropole
Nécropole LASOUT-11         Gros Buisson

 

Id. Vicus De Beaufort Janicaud Flécher Beausoleil Interprétation
Bâtiment LASOUT-1   2     Bâtiment
Bâtiment LASOUT-2 12 3   5 Bâtiment
Bâtiment LASOUT-3   8   8 Bâtiment | LiDAR
Bâtiment LASOUT-4 20 9   11 Bâtiment | LiDAR
Bâtiment LASOUT-5   10   15 Bâtiment | LiDAR
Bâtiment LASOUT-6 à 8   V, V', V"   6, 16, 18, 19 Bâtiments
Bâtiment LASOUT-9     1   Habitat
Bâtiment LASOUT-10     2   Habitat
Bâtiment LASOUT-11     3   Habitat
Bâtiment LASOUT-12     4   Habitat
Bâtiment LASOUT-13     7   Habitat
Bâtiment LASOUT-14     8   Habitat
Bâtiment LASOUT-15     9   Habitat
Bâtiment LASOUT-16     10   Habitat
Bâtiment LASOUT-17         MJC 1973
Bâtiment LASOUT-18         UP 70
Chaux LASOUT-1     5    
Stockage LASOUT-1     6    
Verre LASOUT-1         Baret 2011
  8     1 Clé en fer (hostiarus de Fesneau)
  13     25 Balnearium de Fesneau
  18       Atelier monétaire
  22       Tour de 27 m de circonférence
Ladapeyre

L'étude du site des Montceaux, à travers trois campagnes de prospections géophysiques, a singulièrement renouvelé notre vision et notre interprétation du site. Cette découverte est parallèlement d'un apport substantiel pour l'étude des formes de l'habitat rural de la cité des Lémovices puisque le site correspond à l'une des rares villae à pavillons multiples alignés connues pour la Gaule Aquitaine et plus encore pour le territoire de la civitas. Elle complète de manière majeure, avec celle de Malemort-sur-Corrèze (Hanry-Besombes 2007 ; Hanry 2014), la liste établie en 2010 (Ferdière et al. 2010).

La cartographie des anomalies observées en 2014 et celles observées en 2016 montre le parfait fonctionnement dans un ensemble cohérent de la pars urbana (env. 3 500 m²) et de la pars rustica, selon une orientation comprise entre 12°E et 15°E.

Si l'on recherche quelques exemples de comparaisons dans le corpus publié de ce type d'établissement (Ferdière et al. 2010), avec des dimensions comprises entre 570 et 600 m de longueur, entre 100 et 160 m de largeur, et entre 5,7 et 9,6 ha de superficie, le site de Ladapeyre, sans en être l'exemple aux dimensions les plus importantes (15 ha, avec une moyenne à 6,5 ha) rejoint le groupe des plus importantes constructions :

- 1Aa.02 – Arpheuilles « La Mazère » (Indre) : 500 x 170 m ; p. 360
- 1Aa.04 – Avrolles « Fontaine des Martyrs » (Yonne) : 520 x 140 m ; p. 361
- 1Aa.16 – Dietikon (Suisse) : 650 x 200 m avec fanum dans la cour agricole ; p. 363
- 1Aa.31 – Levet « Le Champ des Pois » (Cher) : 600 m de longueur ; p. 366
- 1Aa.47 – Port-sur-Saône « Le Magny » (Haute-Saône) ; p. 369

Concernant la pars urbana avec une organisation du bâtiment en 3 principaux corps, quelques exemples complémentaires peuvent servir de comparaison :
- 1Aa.11 – Land de Sarre « Borg » (Allemagne) : 450 m de longueur et 150 m de largeur avec une pars urbana (< 3 000 m²) organisée en trois corps de bâtiment autour d'une cour à galerie ouverte en direction de la pars rustica.
- 1Ab.18 – Echternach (Luxembourg) : 500 m de longueur et 100 m de largeur avec une pars urbana (env. 9 000 m²) organisée autour d'une cour à péristyle ouverte vers la pars rustica.
- 1Aa.23 – Gigny « Puits de Jarcey / Goulot de Montmoreau » (Yonne) : 700 m de longueur et 200 m de largeur avec une pars urbana (env. 5 600 m²) autour d'une cour à péristyle.
- 1Aa.34 – Liéhon « Larry » (Moselle) : 450 m de longueur et 125 m de largeur avec une pars urbana (env. 5 600 m²) organisée autour d'une cour à galerie ouverte vers la pars rustica.

Le Grand-Bourg

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