Pierre-Buffière

Identification


Numéro INSEE : 87119
Numéro CAG :
Protection :
Cité : Lémovices
Département : Haute-Vienne
Commune : Pierre-Buffière
Lieu-dit : Les Boissières
Classification fonct. : NC
Fiabilité agglomération : Niveau 0
Recherches en cours :
Etat de la fiche : En cours

Environnement géographique


Situation :

La commune est située au sud de Limoges et au nord de Château-Chervix (voir notice). Elle est traversée par l'autoroute A20.

Topographie et altitude : Promontoire : 328 m
Réseau hydrographique:
Environnement géographique :

Le site est implanté sur un promontoire culminant à 328 m d'altitude, dominant de 80 m la confluence de la Briance et du Blanzou.

Géologie : Leucogranite de grain moyen, à biotite et muscovite, gneiss plagioclasique schisteux ou massif, de grain fin à moyen, à biotite et muscovite, avec parfois grenat, disthène ou sillimanite suivant la zone de métamorphisme.

Historique des recherches


Le site est mentionné pour la première fois en 1821 par C.N. Allou. Deux campagnes de fouilles ont eu lieu sur la villa, de 1862 à 1864 (par M. Lansade de la Société Archéologique et Historique du Limousin) et de 1931 à 1942 sous la direction de F. Delage. Des fouilles plus anciennes auraient eu lieu dans les années 1850 par le Dr. Chastaing mais aucune trace ne semble en avoir été retrouvé par F. Delage. Par ailleurs, F. Delage (1952 : 1) précie que l'on ne sait pas où est passé le mobilier des fouilles de M. Lansade. De même, en 1938, est mise au jour une canalisation à l'est de la villa au lieu-dit Chez le Merle. Enfin, des amphores ont été retrouvées en 1980 par G. Lintz sur l'aire de repos de l'autoroute A20 [EA 871190006].

Sources


Chronologie


Topographie


Etendue supposée :
Phase Siècle Fiabilté Superficie
1 Hypothétique 12.00
Réseaux - Voies terrestres :
Identifiant Itinéraire
PIEBUF-VoieTerr-01

Activités, productions et échanges


Le territoire


Habitat rural :

Importante villa antique, le site de Pierre-Buffière, dit la villa d'Antone [EA 871190001], a été fouillé à différentes reprises. Les fouilles ont révélé de nombres pièces, des sols dallés en calcaire, des mosaïques, des débris de toiture, des salles thermales, de l'hypocauste, différentes canalisations, deux puits, des enduits peints, de nombreuses sigillées (Lezoux, La Graufesenque), des ossements d'animaux, des coquilles d'huitre, du marbre, des monnaies, …

Les constructions sont installées sur trois terrasses délimitées par des murs de soutènement (Desbordes 2014 : 105).

Une canalisation [EA 871190003] de 14 m, composée de 18 tuyaux en terre cuite, a été mise au jour à l'est de la villa. Il est possible qu'il s'agisse de canalisations pour l'approvisionnement du site ou l'évacuation des eaux usées. "A 50 m à l'ouest de la canalisation, un puisard, qui recevait le déversement de tuyaux analogues, contenait de nombreux tessons de poteries, dont des sigillées de La Graufesenque et de Lezoux" (Perrier 1993 : 165).

Synthèse


Bilan :

Les vestiges découverts sur cette commune correspondent à une importante villa bien que J.-M. Desbordes (2014 : 107) récuse cette interprétation au profit de plusieurs autres hypothèses qui ne sont appuyées que par une lecture liée au passage hypothtétique de la voie de Limoges à Cahors : mutatio située à 18 km de Limoges (non retenu en raison du luxe du site), mansio (non retenu sur le même argument du luxe du site et une distance trop réduite avec Limoges pour ce type d'équipement), praetorium (rejeté pour sa distance avec Limoges), vicus/agglomération (rejeté pour la proximité avec Limoges et la situation perchée), hébergement pour les voyageurs et leur monture. J.-M. Desbordes (2014 : 110) propose finalement l'installation d'une mutatio devenue une véritable agglomération en raison du succès des recette du péage qui aurait été implanté ici.

Il est difficile de suivre les propositions de J.-M. Desbordes qui calque des réalités qui paraissent difficilement mobilisable au coeur de la Gaule. Ce site est de fait classé au rang de fiabilité 0 des sites rejetés.

Bibliographie


Ardant M. (1857) Géographie romaine du Limousin. Mémoire de la Société des Sciences Naturelles, Archéologiques et Historiques de la Creuse 2 : p.368‑383.

Defaye S. (2013) Limousin, Haute-Vienne, Pierre-Buffière, Chabanas. Limoges : SRA Limousin.

Delage F. (1932) Les fouilles de la villa d'Antone. Travaux de 1931 (premier rapport). Bulletin de la Société Archéologique et Historique du Limousin 74 : p.5‑22.

Delage F. (1952) Fouilles de la villa d'Antone à Pierre-Buffière. Gallia, 10, p. 1-30.

Desbordes J.-M. (1978) Les origines de Pierre-Buffière (Haute-Vienne). Revue Archéologique du Centre de la France, 17, 3-4, p. 169-176.

Duzieux J.-F. (1993) Etudes d'impact archéologique, Autoroute A20. Limoges : SRA Limousin.

Maniquet C. (2013) Chez Thoumillou, Pierre-Buffière (87). Limoges : SRA Limousin.

Perrier J. (1993) Carte Archéologique de la Gaule, La Haute-Vienne. Paris : Maison des Sciences de l'Homme.

Ralston I. B.-M. (1992) Les enceintes fortifiées du Limousin : les habitats protohistoriques de la France non méditerranéenne. Documents d'Archéologie Française, 36, Paris : Maison des Sciences de l'Homme.