Niveau 0

Fiabilité agglo.

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Titre Bilan
Ambrugeat

Une reprise de l'étude du secteur du Chambon / Séchemaille (nécropole, habitat ?) serait nécessaire afin d'éclairer le type d'occupation auquel se rattache cette importante nécropole. Les données sont, en effet, actuellement insuffisantes pour attester la présence d'un habitat groupé uniquement à partir de la présence d'une nécropole relativement développée (cinquantaine d'incinérations). Il semble plus prudent de proposer de classer ce site au rang de fiabilité 0 des sites rejetés même si l'on pourrait le rapprocher d'une série de sites de vastes nécropoles présentes en territoire lémovice dont on ne connait pas l'environnement archéologique précis. Une autre hypothèse peut être proposée, celle d'A. Ferdière (Les campagnes en Gaule romaine, page 262) qui signale l'existence en Gaule de nécropoles communes à plusieurs habitats ruraux. Enfin, V. Serrat a pu confirmer la présence de tegulae et de moellons (?) à Séchemaille sur un petit plateau pouvant correspondre à un petit habitat (information orale, à paraître).

Anglards-de-Saint-Flour

La faiblesse des découvertes n'autorise pas à soutenir la proposition d'agglomération pour
cette commune. De fait, ce site est classé au rang de fiabilité 0 des sites rejetés.

Antignac

Les faibles découvertes ne permettent pas de proposer d'interprétation des sites qui sont dispersés sur l'ensemble de la commune. Il n'est alors pas possible de maintenir la proposition d'agglomération antique, même si une occupation (habitat rural, sanctuaire ?) est sans doute présente le long d'une ancienne voie. De fait, il convient de classer cette proposition au rang de fiabilité 0 des sites rejetés.

Briffons

Le dossier archéologique disponible incite à suivre la proposition de Ch. Mennessier-Jouannet et d'interpréter ce site comme un habitat rural de type villa. En effet, les données sont insuffisantes pour soutenir l'hypothèse d'une agglomération. Il convient donc de classer cette proposition au rang de fiabilité 0 des sites rejetés.

Châteauponsac
Compeyre

Les découvertes sur cette commune sont insuffisantes pour attester d'une agglomération. Si deux villae semblent bien s'être installées à proximité du Tarn, le lieu de culte de l'Ermitage reste hypothétique et seules des études complémentaires permettraient de revoir ou non cette interprétation.
De fait, cette proposition d'agglomération est classée au rang de fiabilité 0 des sites rejetés et aucune cartographie sur cadastre ne sera proposée en raison de la faiblesse des données existantes.

Crozant

Cette proposition de G. Lintz (information orale, installation comparable à celle d'Uzerche), en raison d'une longue occupation de l'éperon du Néolithique au Moyen Âge (avec cependant une lacune à l'Âge du Fer et au Haut-Empire), n'est pas suffisamment documentée archéologiquement pour dépasser l'interprétation comme occupation rurale du Bas-Empire attestée par de la céramique sigillée d'Argonne et quatre monnaies. Une reprise des travaux sur l'éperon permettrait peut-être de mieux appréhender l'ensemble de l'occupation et de la caractériser pour chaque phase chronologique. En l'état actuel des connaissances il convient donc de classer cette proposition au rang de fiabilité 0 des sites rejetés.

G. Lintz présente l'ensemble du mobilier découvert dans l'ouvrage Crozant. Etudes archéologiques (Collectif 1985 : 138-140).

Cruéjouls

Les découvertes sont trop faibles et trop éloignées pour maintenir la proposition d'agglomération (Albenque 1948) sur cette commune. Cette dernière est donc classée au rang de fiabilité 0 des sites rejetés et aucune cartographie sur fond cadastrale n'est proposée.

Darnac

L'hypothèse d'un habitat groupé sur cette commune est avancée par J. Perrier en 1989 à partir de la monnaie qui attesterait un vicus mérovingien et qui, pour l'auteur, pourrait être d'origine antique (Perrier 1993 : 71).

L'attestation d'un vicus mérovingien par la découverte d'une monnaie reste hypothétique et l'attribution de son origine à l'Antiquité l'est encore plus, d'autant qu'aucune découverte n'est enregistrée ni dans Patriarche, ni dans la CAG, ni dans aucune référence bibliographique consultée.

Egletons

Si les découvertes, principalement sur la commune de Rosiers-d'Égletons (le bourg médiéval d'Égletons limitant les investigations), attestent d'une occupation antique du territoire, elles ne permettent pas actuellement de proposer l'hypothèse d'une agglomération, uniquement justifiée par un carrefour routier probable et une pérennité comme vicus mérovingien. Aucune concentration antique n'est signalée et les découvertes de céramique et de tuile sont insuffisantes pour attester d'une agglomération.

Il y a certainement un manque important de données archéologiques sur ces deux communes et un suivi systématique des travaux d'aménagement permettrait peut-être de mieux appréhender la forme de l'occupation antique. Actuellement, il convient donc de classer cette proposition au rang de fiabilité 0 des sites rejetés, tout en gardant le dossier ouvert.

Florac

Il est délicat de proposer la présence d'une agglomération sur ce site. La production de céramique commune grise peut très bien se faire dans l'enceinte d'une villa exploitant les ressources naturelles proches : gisements d'argile, force hydraulique, alpages, … Les derniers diagnostics réalisés sur la commune se sont tous révélés négatifs suggérant une occupation concentrée dans la confluence du Tarn et du Tarnon. Au regard des données disponibles, ce site est classé au rang de fiabilité 0 des sites rejetés comme agglomération.

Gannat

Dans leur étude des centres de production de céramique du département de l'Allier, D. Lallemand et P. Vallat posaient la question d'une agglomération ou d'une villa en ce qui concerne l'atelier du faubourg Saint-Etienne. Les deux sites mis au jour au nord livrent des vestiges qui semblent caractéristiques d'une villa : marbre, statuaires, hypocauste, antéfixe, meules. L'épandage de mobilier observé dans le bourg de Gannat, au niveau de la place de
l'église est lui aussi bien insuffisant pour soutenir l'hypothèse d'une agglomération. De fait, il semble plus honnête de classer cette proposition au rang de fiabilité 0 des sites rejetés.

Gelles

Les découvertes sur la commune sont insuffisantes, actuellement, pour maintenir l'hypothèse d'une agglomération (fiabilité 0 des sites rejetés). Cependant, la présence, semble-t-il d'une importante nécropole (cette importance reste cependant à définir) qui ne pourrait être liée à un simple habitat rural isolé et le passage de la voie pourrait étayer l'idée de l'installation d'une agglomération, première à l'ouest de la chaîne des puys sur l'axe Clermont-Saintes.

Guéret

Les découvertes, malgré leur richesse, ne sont pas suffisantes pour attester d'une agglomération. Il est certain qu'une occupation dense dans le secteur de Guéret soit envisageable, celle-ci semble ancienne et structurée (oppidum), malheureusement les découvertes restent trop faibles pour permettre une caractérisation correcte. Si l'on peut espérer que le développement de l'archéologie préventive apporte de nouvelles données exploitables, il reste difficile actuellement de maintenir la proposition d'une agglomération sur cette commune. De fait, il est préférable de classer ce site au rang de fiabilité 0 des sites rejetés.

En 1984, D. Dussot proposait différentes interprétation dont celle d'un relais routier sur la voie Ahun-Bridiers. Il émettait cependant un doute en raison de la faible superficie des vestiges : 20 m².

La Chapelle-Laurent

Les découvertes faites sur la commune par A. Vinatié et publiées par ce dernier ont toutes été reprises, complétées et relocalisées au besoin par K. Prêtre dans le cadre d'un mémoire de maîtrise en 2005, sous la direction de F. Trément. Les interprétations qu'elle propose pour chaque site ne semblent pas pouvoir être remis en question en l'état des données archéologiques disponibles. L'ensemble des sites mis au jour par A. Vinatié est repris de manière critique par K. Prêtre et correspond à des occupations de type habitat rural agricole, voire villa pour l'un d'entre eux. Au regard des inventaires de mobilier disponible dans le mémoire et issu des dépôts du musée de Saint-Flour et des prospections de K. Prêtre, il paraît difficile d'aller au-delà et de proposer la localisation d'une agglomération antique à l'emplacement de l'un de ces sites. De fait, il convient, en l'état actuel, de classer cette proposition au niveau de fiabilité 0 des sites rejetés.

Ladapeyre

L'étude du site des Montceaux, à travers trois campagnes de prospections géophysiques, a singulièrement renouvelé notre vision et notre interprétation du site. Cette découverte est parallèlement d'un apport substantiel pour l'étude des formes de l'habitat rural de la cité des Lémovices puisque le site correspond à l'une des rares villae à pavillons multiples alignés connues pour la Gaule Aquitaine et plus encore pour le territoire de la civitas. Elle complète de manière majeure, avec celle de Malemort-sur-Corrèze (Hanry-Besombes 2007 ; Hanry 2014), la liste établie en 2010 (Ferdière et al. 2010).

La cartographie des anomalies observées en 2014 et celles observées en 2016 montre le parfait fonctionnement dans un ensemble cohérent de la pars urbana (env. 3 500 m²) et de la pars rustica, selon une orientation comprise entre 12°E et 15°E.

Si l'on recherche quelques exemples de comparaisons dans le corpus publié de ce type d'établissement (Ferdière et al. 2010), avec des dimensions comprises entre 570 et 600 m de longueur, entre 100 et 160 m de largeur, et entre 5,7 et 9,6 ha de superficie, le site de Ladapeyre, sans en être l'exemple aux dimensions les plus importantes (15 ha, avec une moyenne à 6,5 ha) rejoint le groupe des plus importantes constructions :

- 1Aa.02 – Arpheuilles « La Mazère » (Indre) : 500 x 170 m ; p. 360
- 1Aa.04 – Avrolles « Fontaine des Martyrs » (Yonne) : 520 x 140 m ; p. 361
- 1Aa.16 – Dietikon (Suisse) : 650 x 200 m avec fanum dans la cour agricole ; p. 363
- 1Aa.31 – Levet « Le Champ des Pois » (Cher) : 600 m de longueur ; p. 366
- 1Aa.47 – Port-sur-Saône « Le Magny » (Haute-Saône) ; p. 369

Concernant la pars urbana avec une organisation du bâtiment en 3 principaux corps, quelques exemples complémentaires peuvent servir de comparaison :
- 1Aa.11 – Land de Sarre « Borg » (Allemagne) : 450 m de longueur et 150 m de largeur avec une pars urbana (< 3 000 m²) organisée en trois corps de bâtiment autour d'une cour à galerie ouverte en direction de la pars rustica.
- 1Ab.18 – Echternach (Luxembourg) : 500 m de longueur et 100 m de largeur avec une pars urbana (env. 9 000 m²) organisée autour d'une cour à péristyle ouverte vers la pars rustica.
- 1Aa.23 – Gigny « Puits de Jarcey / Goulot de Montmoreau » (Yonne) : 700 m de longueur et 200 m de largeur avec une pars urbana (env. 5 600 m²) autour d'une cour à péristyle.
- 1Aa.34 – Liéhon « Larry » (Moselle) : 450 m de longueur et 125 m de largeur avec une pars urbana (env. 5 600 m²) organisée autour d'une cour à galerie ouverte vers la pars rustica.

Laguiole

Les découvertes sont trop restreintes pour émettre l'hypothèse d'une agglomération. En effet, si ce site apparaît dans la liste proposée par M. Mangin et F. Tassaux, cette dernière ne repose que sur la tradition orale qui place là « une ville » dénommée « la bilo del clap ». Il paraît plus prudent en l'état actuel des données de classer ce site au rang de fiabilité 0 des sites rejetés. Aucune cartographie n'est donc proposée.

Laissac

Si un important oppidum semble bien avoir été installé sur le territoire de la commune, son occupation ne semble pas s'être développée ni avoir perduré sur une longue durée. Cette occupation protohistorique avortée n'a pas regroupé à sa suite une occupation romaine. Les découvertes antiques faites sur la commune correspondent à de l'habitat rural, sans pour autant que ce dernier soit extrêmement développé.
Il convient donc de classer cette proposition d'agglomération antique au rang de fiabilité 0 des sites rejetés et de ne pas présenter de cartographie sur fond cadastral.

Lastic

Les données archéologiques disponibles sur ce site sont malheureusement insuffisantes (fanum, voie) pour justifier l'hypothèse d'une agglomération. Seules de nouvelles recherches sur l'environnement immédiat du fanum permettraient d'appréhender le contexte archéologique. De fait, il convient, par prudence et en l'absence d'attestation archéologique suffisante, de classer cette proposition au rang de fiabilité 0 des sites rejetés.

Les Martres-d'Artière

L'occupation antique sur la commune des Martres-d'Artière est riche et de mieux en mieux connue par l'apport de l'archéologie préventive et aérienne. Cet apport récent (2003, 2004 et 2009) permet d'interpréter les sites mis au jour comme une villa viticole (Champ Chalatras), une structure antique peut-être en lien avec la viticulture (Le Marais) et un sanctuaire (La Borde). Malgré la relative proximité de ces vestiges, d'un four de tuilier et de nécropoles, il ne semble pas envisageable de proposer l'existence d'une agglomération à la lecture de ces vestiges dont l'interprétation ne fait aucun doute. De fait, il convient de classer cette hypothèse au rang de fiabilité 0 des sites rejetés.

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