Activité minière

AR Type act.

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Titre Bilan
Ahun

Il s'agit sans doute de l'une des plus importantes agglomérations de la cité des Lémovices. Si beaucoup d'éléments funéraires ou architecturaux sont en remploi dans le bourg et fournissent un aspect de la monumentalisation du site, ils apportent peu d'informations sur la morphologie. Différents espaces (funéraires, thermaux, habitats) se dessinent sans pour autant fournir une riche information sur la structuration de l'agglomération, la densité de l'occupation et l'urbanisation de cette dernière. Il ne fait cependant pas de doutes qu'une agglomération est installée à cet important carrefour routier et l'on peut la classer au rang de fiabilité 2 des agglomérations avérées.

Blond

Les nombreuses découvertes, sur une importante superficie dans le Bois de la Tourette, et l'exploitation minière intensive de la zone attestent d'une implantation humaine fortement structurée et organisée. Il s'agit certainement d'un habitat groupé dont nous ne percevons actuellement que ponctuellement son organisation et son importance dans les activités d'extraction minière. Il ne fait que peu de doute sur le fait que ce site puisse correspondre à une agglomération (2 - habitat groupé avéré) qui connaît une pérennité de son occupation (avec un déplacement ?) à la période mérovingienne.

Cependant, il faut bien noter que nous ne possédons actuellement aucun plan d'ensemble des vestiges même si le levé LiDAR mené en 2017 commence à faire apparaître l'extension précise de l'agglomération. Il reste encore beaucoup de questions concernant la morphologie de l'agglomération et les activités complémentaires qui pouvaient prendre place aux côtés de l'exploitation minière.

Les sondages menés en 2018 confirment l'occupation antique et la présence de bâtiments de construction soignée et confortable (maçonnerie en béton, béton de tuileau, hypocauste). Cependant, les sondages ont aussi montré un très fort remaniement du site en raison d'importantes campagnes de fouilles clandestines dans les années 1960-1970 pour lesquelles nous ne disposons d'aucune archive. L'état du site, pour la partie habitat, rend difficile d'envisager une prolongation des travaux de terrain. Seul une ouverture systématique à la pelle mécanique des amas de blocs et de TCA pourrait éventuellement conduire à localiser des constructions encore partiellement conservées mais actuellement invisibles. Des travaux devraient cependant être conduits par B. Cauuet sur les chantiers miniers qui apparaissent, en surface, mieux conservés.

La Chapelle-Laurent

Les découvertes faites sur la commune par A. Vinatié et publiées par ce dernier ont toutes été reprises, complétées et relocalisées au besoin par K. Prêtre dans le cadre d'un mémoire de maîtrise en 2005, sous la direction de F. Trément. Les interprétations qu'elle propose pour chaque site ne semblent pas pouvoir être remis en question en l'état des données archéologiques disponibles. L'ensemble des sites mis au jour par A. Vinatié est repris de manière critique par K. Prêtre et correspond à des occupations de type habitat rural agricole, voire villa pour l'un d'entre eux. Au regard des inventaires de mobilier disponible dans le mémoire et issu des dépôts du musée de Saint-Flour et des prospections de K. Prêtre, il paraît difficile d'aller au-delà et de proposer la localisation d'une agglomération antique à l'emplacement de l'un de ces sites. De fait, il convient, en l'état actuel, de classer cette proposition au niveau de fiabilité 0 des sites rejetés.

Montpeyroux

Si une importante exploitation minière a été mise en évidence sur la commune, l'absence de traces d'habitat, à l'heure actuelle, permet difficilement de parler d'agglomération pour ce site. Hormis les tranchées d'extraction, la seule trace d'occupation découverte est un moulin pour broyer le minerai. Ce site est donc classé au rang de fiabilité 0 des sites rejetés et aucune cartographie n'est proposée.

Voingt

Si la qualification d'habitat groupé pour ce site ne fait aucun doute, beaucoup de questions sont encore présentes : morphologie, densité de l'habitat, présence de rues, de monuments publics… Seule une reprise intensive des études sur ce site permettrait d'apporter des réponses (prospections géophysiques, fouilles extensives) et d'étoffer le dossier des agglomérations arvernes suffisamment connues pour appréhender leur morphologie et leur rôle au sein de la cité.