Travail de l'argile

AR Type act.

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Titre Bilan
Egletons

Si les découvertes, principalement sur la commune de Rosiers-d'Égletons (le bourg médiéval d'Égletons limitant les investigations), attestent d'une occupation antique du territoire, elles ne permettent pas actuellement de proposer l'hypothèse d'une agglomération, uniquement justifiée par un carrefour routier probable et une pérennité comme vicus mérovingien. Aucune concentration antique n'est signalée et les découvertes de céramique et de tuile sont insuffisantes pour attester d'une agglomération.

Il y a certainement un manque important de données archéologiques sur ces deux communes et un suivi systématique des travaux d'aménagement permettrait peut-être de mieux appréhender la forme de l'occupation antique. Actuellement, il convient donc de classer cette proposition au rang de fiabilité 0 des sites rejetés, tout en gardant le dossier ouvert.

Florac

Il est délicat de proposer la présence d'une agglomération sur ce site. La production de céramique commune grise peut très bien se faire dans l'enceinte d'une villa exploitant les ressources naturelles proches : gisements d'argile, force hydraulique, alpages, … Les derniers diagnostics réalisés sur la commune se sont tous révélés négatifs suggérant une occupation concentrée dans la confluence du Tarn et du Tarnon. Au regard des données disponibles, ce site est classé au rang de fiabilité 0 des sites rejetés comme agglomération.

Gannat

Dans leur étude des centres de production de céramique du département de l'Allier, D. Lallemand et P. Vallat posaient la question d'une agglomération ou d'une villa en ce qui concerne l'atelier du faubourg Saint-Etienne. Les deux sites mis au jour au nord livrent des vestiges qui semblent caractéristiques d'une villa : marbre, statuaires, hypocauste, antéfixe, meules. L'épandage de mobilier observé dans le bourg de Gannat, au niveau de la place de
l'église est lui aussi bien insuffisant pour soutenir l'hypothèse d'une agglomération. De fait, il semble plus honnête de classer cette proposition au rang de fiabilité 0 des sites rejetés.

Laissac

Si un important oppidum semble bien avoir été installé sur le territoire de la commune, son occupation ne semble pas s'être développée ni avoir perduré sur une longue durée. Cette occupation protohistorique avortée n'a pas regroupé à sa suite une occupation romaine. Les découvertes antiques faites sur la commune correspondent à de l'habitat rural, sans pour autant que ce dernier soit extrêmement développé.
Il convient donc de classer cette proposition d'agglomération antique au rang de fiabilité 0 des sites rejetés et de ne pas présenter de cartographie sur fond cadastral.

Les Martres-d'Artière

L'occupation antique sur la commune des Martres-d'Artière est riche et de mieux en mieux connue par l'apport de l'archéologie préventive et aérienne. Cet apport récent (2003, 2004 et 2009) permet d'interpréter les sites mis au jour comme une villa viticole (Champ Chalatras), une structure antique peut-être en lien avec la viticulture (Le Marais) et un sanctuaire (La Borde). Malgré la relative proximité de ces vestiges, d'un four de tuilier et de nécropoles, il ne semble pas envisageable de proposer l'existence d'une agglomération à la lecture de ces vestiges dont l'interprétation ne fait aucun doute. De fait, il convient de classer cette hypothèse au rang de fiabilité 0 des sites rejetés.

Riom

Si la commune de Riom apparaît comme un vicus mérovingien, les découvertes archéologiques pour l'Antiquité ne permettent pas de valider une origine antique à ce dernier sous la forme d'une agglomération, comme le proposait G. Fournier (1962 : 138). En effet, l'interprétation comme habitats ruraux et sanctuaire des sites recensés n'est pas à remettre en question et la dispersion de ces derniers sur la commune ne trahit aucun éventuel
regroupement. S'il existe une agglomération antique sous le bourg médiéval, aucune donnée n'est actuellement disponible. De fait, malgré le nom de Riomagus puisse trahir la présence d'un marché, il semble raisonnable de classer ce dernier au rang de fiabilité 0 des sites rejetés dans l'état actuel des connaissances sur cette commune.

Saint-Poncy

Les travaux d'A. Vinatié montrent une importante occupation au Haut-Empire de l'ensemble des plateaux de ce secteur, sur les communes de Saint-Poncy, La Chapelle-Laurent et Montchamp. Cependant, même si A. Vinatié propose de localiser deux haltes routières sur cette commune, les données archéologiques sont beaucoup trop faibles (tuile et céramique pour les deux cas, voire deux urnes cinéraires pour la Croix-des-Miracles) pour proposer une
telle interprétation sous prétexte que ces sites sont en bordure d'une voie. Même si une telle hypothèse pourrait effectivement être avancée, les données disponibles n'autorisent pas, actuellement, le maintien de cette dernière. L'état du dossier archéologique incite donc à classer ces propositions au rang de fiabilité 0 des sites rejetés.

Savignac

Ce territoire est fortement mis en valeur et occupé à l'époque antique. Cependant, les découvertes, malgré les quelques superficies importantes relevées pour certains sites, ne suffisent pas à justifier une interprétation comme agglomération, notamment si l'on tient compte des distances qui séparent les différents lieux de découvertes. De ce fait, il est préférable de classer ce site au rang de fiabilité 0 des sites rejetés et d'interpréter les différentes occupations comme des formes d'habitat rural.

Voingt

Si la qualification d'habitat groupé pour ce site ne fait aucun doute, beaucoup de questions sont encore présentes : morphologie, densité de l'habitat, présence de rues, de monuments publics… Seule une reprise intensive des études sur ce site permettrait d'apporter des réponses (prospections géophysiques, fouilles extensives) et d'étoffer le dossier des agglomérations arvernes suffisamment connues pour appréhender leur morphologie et leur rôle au sein de la cité.